mardi 18 mars 2008

Bataille d'Iwo Jima - "Mémoire de nos Pères" et "Lettres d'Iwo Jima"

"Mémoire de nos Pères" [TO "Flags of Our Fathers"] est un film réalisé par Clint Eastwood, basé sur le roman éponyme de James Bradley, le fils d'un des six soldats américains présents sur la célèbre photographie de Joe Rosenthal, prise le 23 février 1945 au sommet du Mont Suribashi (1).


Clint Eastwood rend ainsi un hommage aux soldats américains qui participèrent à cette féroce bataille (19 février - 26 mars 1945).

http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Iwo_Jima



Le film d'Eastwood est en fait divisé en trois parties.

La première partie décrit la bataille proprement dite du débarquement (19 février 1945) jusqu'à la prise du Mont Suribashi et du hissage du drapeau américain au sommet du volcan (23 février 1945).

La seconde partie montre un des aspects un peu moins connu du second conflit mondial: trois des six hommes présents sur la photo de Rosenthal (René Gagnon, Ira Hayes et John Bradley) sont rapatriés aux Etats-Unis. Devenus célèbres, ils sont engagés par le Congrès dans une campagne médiatisée de collecte de fonds nécessaire à l'effort de guerre.

Tout au long de cette période, Gagnon, Hayes et Bradley sont mal à l'aise, divisé entre leurs souvenirs douloureux de la bataille [film entre-coupé de flash-back], leur tournée médiatique à travers le pays [shows dans les stades, conférence de presse et interviews dans des hôtels], leur sentiment sur cette "mystification" d'après eux [car en fait ils n'ont fait que hisser le second drapeau (1)], et enfin leur état psychologique [syndrôme du survivant].

Dans la troisième partie, Eastwood s'attarde sur les difficultés de réadaptation à la vie civile des trois protagonistes après la guerre, et en particulier sur ceux d'Ira Hayes, ses origines amérindiennes lui valant, tout au long du film, des blagues de mauvais goût de la part des ses compagnons d'armes, puis des actes de racisme de la population ou de la ségrégation [interdiction d'entrée dans les salles de cinéma, hôtels]. Celui-ci, devenu un pauvre et alcoolique, mourra finalement au travail, seul, dans une grange, en 1955.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60580.html

(1) "Iwo Jima, 23 février 1945 - Ira Hayes et la célèbre photographie de Joe Rosenthal".


"Lettre d'Iwo Jima [TO "Letters From Iwo Jima"] est le second film de Clint Eastwood. C'est en quelque sorte le pendant du premier: cette fois, le réalisateur américain a choisi de montrer la bataille du côté japonais.



"Letters from Iwo-Jima" est d'abord diffusé en avant première au Japon, en décembre 2006, avant de sortir dans les salles de cinéma américaines, en 2007.



Il relate en particulier l'histoire d'un jeune soldat japonais prénomé Saigo. La promesse faite à sa femme de revenir pour voir son fils lui vaudra de figurer, à la fin du film, parmi le millier de Japonais, sur une garnison initiale de 22000 hommes, à survivre à la bataille et à être fait prisonniers.
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=112342.html

dimanche 16 mars 2008

Iwo Jima, 23 février 1945 - Ira Hayes et la célèbre photographie de Joe Rosenthal au sommet du Mont Suribashi


Ira Hamilton Hayes, un jeune Amérindien de la tribue Pima, engagé dans le Corps des Marines en 1942, est né le 12 janvier 1923 et décédé le 24 janvier 1955. Ils est l'un des six soldats Américains immortalisés par Joe Rosenthal, de l'Associated Press (AP), sur sa photo "Raising the Flag on Iwo Jima", prise le 23 février 1945 en fin de matinée, au sommet du Mont Suribashi.

http://www.pentagon.gov/specials/nativeam02/flag.html

http://www.pentagon.gov/specials/nativeam02/images/lflage.gif

http://en.wikipedia.org/wiki/Raising_the_flag_on_Iwo_Jima

De gauche à droite, visible sur la photo: Ira Hayes, Franklin Sousley, John "Doc" Bradley et Harlon Block.

Les deux derniers soldats figurent au second plan: Michael Strank derrière Sousley, et René Gagnon, derrière Bradley.



L'histoire du premier, Ira H. Hayes, retiendra particulièrement l'attention du public du fait de ses origines amérindiennes.


1. Premier ou second drapeau?

"Raising the Flag on Iwo Jima" est le nom donné à la photographie prise par Joe Rosenthal.

Elle dépeint cinq Marines et un infirmier de la Navy (John Bradley) hissant la bannière étoilée, fixée au bout d'une barre mettalique, au sommet du Mont Suribashi, un volcan éteint, le point culminant de l'île, à 166m d'altitude.

Ce 23 février 1945, à 10h30, une section de la Compagnie Easy, 2ème Bataillon, 28ème Régiment, 5ème Division de Marines US, commandée par le lieutenant Harold G. "Hal" Schrier, atteint le sommet du volcan, après quatre jours de combats sanglants ininterrompus.

La suite est connue: cinq Marines et un infirmier de la marine plante le drapeau américain, et la photo de Rosenthal, symbole de cette campagne, va faire le tour du monde et devenir une des plus célèbres photos de la Seconde guerre mondiale.

L'histoire aurait pu s'arrêter là. Mais ce ne sera pas le cas.

Car en réalité, il y eut deux hissages d'un drapeau américain. Et la photo de Rosenthal représente la seconde.

Le premier drapeau, celui du 2ème Bataillon du colonel Chandler Johnson, de 137cm sur 71cm, est photographié par le sergent d'état-major Louis R. Lowery, pour le journal de l'USMC "Leatherneck" ("Nuques de cuir") Magazine.


Le hasard voulu qu'à ce moment, le Secrétaire d'Etat à la Marine, James V. Forrestal, se trouvait avec le commandant du Corps expéditionnaire de l'USMC, le général Holland M. Smith, à bord d'une péniche, et s'apprêtaient à débarquer sur l'île.

La péniche accoste juste après que le drapeau original ne soit hissé, et la vue de ce drapeau provoque chez les deux hommes un sentiment d'euphorie.

Puis Forrestal décide de récupérer le drapeau. Quand Johnson prend connaissance de la demande de Forrestal, il explose: "Je voudrais bien voir ça!". Pour lui, le drapeau au sommet appartient à son unité, et le lui reprendre est impensable.

Johnson décide donc de mettre l'original à l'abri. Il ordonne à l'un de ses subordonnés, le lieutenant Ted Tuttle, de trouver un drapeau de substitution.

Tuttle en trouve un à bord du navire de débarquement LST-779, sur la plage, et le rapporte à Johnson. Celui-ci, à son tour, le confie à l'un de ses messagers, René Gagnon, et lui ordonne de l'apporter au sommet du Mont Suribashi. Gagnon l'atteint peu avant midi.

Au même moment, Joe Rosenthal, accompagné de deux autres photographes du Corps des Marines, dont le sergent Bill Genaust et sa caméra, gravit les pentes du volcan. Le groupe croise en chemin Lowery, l'auteur du premier cliché, celui du drapeau original du bataillon. Ce dernier indique au trois photographes que le sommet serait un endroit tout indiqué pour leurs prises de vue.

Ceux-ci l'atteignent à l'instant même où les cinq Marines et l'infirmier de l'US Navy Bradley s'apprêtent à dresser le drapeau de substitution, accroché à un mat metallique.

Rosenthal en profite pour prendre l'évènement sur le vif et immortalise cet instant.

Cette photographie fera le tour du monde et vaudra à son auteur le Prix Pulitzer de la photographie de 1945. Elle deviendra un des plus célèbre clichés de la guerre, symbolisant à elle toute seule la campagne d'Iwo Jima.


2. Polémique sur une mise en scène.

Après cette première photographie de la pose du drapeau, Rosenthal demande aux Marines présents de poser devant le mat pour un second cliché.

Le sergent Bill Genaust, qui accompagne Rosenthal, filme également cet épisode avec une pellicule Kodakrome 16mm couleur. Malheureusement, celui-ci sera tué neuf jours plus tard.


Rosenthal appellera sa seconde photo "cliché de gung-ho".

Quelques jours plus tard, on demanda à Rosenthal s'il avait demandé aux Marines, pour la photo "Raising the Flag", de poser. Celui-ci, croyant que la question se référait à la seconde photo "Gung-ho", répondit par l'affirmative.

Lorsque Rosenthal réalise son erreur, il est trop tard!

Se basant sur cette réponse, Robert Sherrod, correspondant pour le journal Time-Life, informe le siège New-Yorkais de son magazine, que la pose du drapeau est une mise en scène orchestré par Rosenthal.

L'émission de radio du Time, "Time View the News", diffuse cette "révélation", et accusa Joe Rosenthal "d'être monté sur le mont Suribashi après que le premier drapeau y fut planter".

La conséquence de cette diffusion fut que l'on accusa, à plusieurs reprises, le photographe d'avoir volontairement mis en scène l'image, ou d'avoir voulu dissimuler la pose du drapeau original. Une critique littéraire du New York Time alla même jusqu'à suggérer qu'on lui retire son Pulitzer.

Finalement, sa malheureuse bévue poursuivra Rosenthal tout le reste de sa vie. Durant les décennies suivantes, il ne cessera de réfuter les accusations et calomnies dont il faisait l'objet.


3. Hollywood et la bataille d'Iwo Jima.

En 2006, Clint Eastwood réalise le film "A la Mémoire de nos Pères" [TO "Flags of Our Fathers], basé sur le livre éponyme de James Bradley, le fils d'un des soldats immortalisés sur la photographie de Joe Rosenthal.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=60580.html

L'année suivante, Eastwood récidive avec "Lettres d'Iwo Jima" [TO "Letters from Iwo Jima"]. Le réalisateur américain montre cette fois la bataille du côté japonais.


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=112342.html

samedi 15 mars 2008

Séries TV - Jericho


Jericho est une série TV récente de Stephen Chbosky et Jon Turteltaub, diffusée par CBS.



La saison 1 a été diffusée en 2006 aux Etats-Unis et fin 2007 sur la chaîne belge RTL-TVI.

La saison 2 commence juste a être diffusée aux Etats-Unis, mais malheureusement la série ne rencontre pas le succès attendu et souffre d'une chute d'audience du public.

Fansite officiel en français:
http://www.jerichofr.net/


A Jericho, petite bourgade dans la région de Denver (Colorado), Jake Greene revient après une absence inexpliquée de cinq ans.

Mais brouillé avec son père, il ne s'éternise pas et reprend bientôt la route vers la Californie.

C'est alors que survient l'impassable, au loin, à Denver, Jake et les habitants de Jericho assistent héberlués à une explosion nucléaire.

Est-ce une attaque ou un accident? Un test de l'Armée? Au début de la série, personne ne le sait.

Jericho se retrouve pratiquement coupée du monde: plus de communication TV, radio ou téléphonique, pannes d'électricité, ...

En fait, la série nous montre comment les habitants vont s'organiser pour survivre. Tout au long de cette histoire, on assiste également à toute une série de flash-back, retour en arrière permettant de dévoilé petit à petit le passé des personnages.

http://www.allocine.fr/series/ficheserie_gen_cserie=830.html


Gallerie photos de la série:

http://www.allocine.fr/series/galerievignette_gen_cserie=830.html

samedi 8 mars 2008

Séries TV - Terminator: les Chroniques de Sarah Connor



Les Chroniques de Sarah Connor ("Terminator: The Sarah Connor Chronicles") est la nouvelle série TV de Science-Fiction créée par Josh Friedman, diffusé par la Fox aux Etats-Unis.

L'histoire est inspirée du film "Terminator II: le Jugement Dernier" et en quelque sorte sa suite. On y retrouve Sarah Connor, interprétée par Lena Headey, et son fils John, alors adolescent (Thomas Dekker). Et de nouveaux personnages: l'amie de classe de John, Cameron Philips (Summer Glau), l'agent du FBI James Ellison (Richard T. Jones), et bien sûr le méchant Terminator (Aaron Cash), dont l'objectif est d'éliminer le futur chef de la Résistance humaine.



Site officiel en français:
http://www.thesarahconnorchronicles.fr/

Les deux premiers épisodes de la Saison 1 ont été diffusés les 13 et 14 janvier 2008.

Dans l'épisode pilote (1x01 Pilot), Sarah et John, pourchassés par les machines du futur envoyé par Skynet, ont trouvé refuge à West Fork, une petite ville du Nouveau-Mexique.

John s'inscrit au lycée et se lie d'amitié avec une camarade de classe, Cameron. Ce qu'il ignore, au début de l'épisode, c'est que sa camarade de classe est un Terminator ayant pris l'apparence d'une adolescente, reprogrammé par les Humains du futur et chargé de sa protection dans ce présent.

Malheureusement, la machine qui le pourchasse retrouve sa trace. Aidée par le Terminator Cameron, ils fuient tous les trois dans le passé en utilisant la machine temporelle du cyborg.

Je suppose que les premiers épisodes de cette série TV ne tarderont plus à sortir en Europe, sur les chaînes payantes (Canal+ ou BeTV) ou satellites.



Ah oui, petit bonus: j'ai appris récemment que sortirait en mai 2009 le premier film d'une nouvelle trilogie, "Terminator Salvation: The Futur Begins", ou "T4". Le casting est toujours en cours.

L'histoire se déroulerait logiquement après la fin de "Terminator III: le soulèvement des machines", c'est-à-dire après le début de l'apocalypse nucléaire. On y retrouverait John Connor adulte (Christian Bale) et Kate Brewster.

http://www.imdb.com/title/tt0438488/

vendredi 7 mars 2008

Femmes humaines du Galactica - Laura Roslin


Laura Roslin, la "Présidente" des Douze Colonies, est interprétée par l'actrice Mary McDonnell.

D'allure généreuse et sensible, elle cache en fait une force de caractère hors du commun, et elle peut se révéler à l'occasion coriace, ou même impitoyable pour ses ennemis.

Laura Roslin a la charge, avec le commandant (puis plus tard amiral) William Adama, l'officier qui commande le Battlestar Galactica, de guider les survivants humains à travers leur long périple et leur recherche de leur sanctuaire: la planète Terre.



Elle est à première vue célibataire, car elle ne fait pas mention d'un mari ou d'enfants. Pour compliquer le tableau, peu avant l'attaque des Cylons, son médecin traitant sur Caprica lui diagnostique un cancer du sein, et lui révèle qu'il ne lui reste plus que quelques mois à vivre.

Depuis ce dépistage du cancer, Roslin prend une substance hallucinogène, le Chamalla, pour attenuer ses douleurs, et cette drogue lui donne des visions.

C'est d'ailleurs devant le nombre croissant de ses hallucinations qu'elle finit par consulter la prêtresse Elosha. Celle-ci lui révèle que ses problèmes sont inscrits dans le Livre de la Pythie, qui a été écrit il y a plusieurs millénaires et relate les origines des Douze Colonies, qu'elle est en outre la personne décrite dans le Livre qui "menera la flotte vers la Terre promise" et "vers son salut", mais qu'elle mourra au cours de ce voyage et n'en vera pas la fin.

De plus, son status de dirigente est remis en question. Lors de l'attaque des Cylons contre Caprica, Roslin n'était en fait que la secrétaire d'Etat chargée de l'Education, tout en bas de la liste dans l'ordre de succession. Le président et les membres du gouvernement ayant disparus et présumés mort, elle qui se proclame de fait "présidente" de ce qui reste de l'humanité. Cette situation politique controversé sera par la suite régularisée par la tenue d'élections présidentielles.

Lorsqu'elle parvient au pouvoir, elle nomme le capitaine Lee Adama, le fils du commandant du Galactica, comme son conseiller personnel militaire, et le professeur Gaïus Balthar comme son vice-président.

Les relations entre le pouvoir civil (Laura Roslin) et les militaires (William Adama) occasionneront à plusieurs reprises des problèmes entre les deux personnalités.

Par exemple, à la fin de la saison 1, lorsque Roslin persuade Kara Thrace de retourner sur Caprica à la recherche de la "Flèche d'Apollon", object nécessaire pour découvrir l'emplacement du mythique "Tombeau d'Athena", et aider la flotte dans sa recherche de la Terre. William Adama s'opposera à cette mission, mais Roslin décide de passer outre et fomente une mutinerie, ce qui obligera le commandant du Battlestar à l'arrêter et la mettre en prison.

Cela aura pour conséquence de diviser la flotte entre deux factions aux buts diamétralement opposés: les partisans de Laura Roslin d'un côté, les militaires de William Adama de l'autre.

Cette situation ne va d'ailleurs pas épargner le capitaine Lee Adama lui-même, tiraillé entre sa fonction de conseiller de la présidente, et sa carrière d'officier et de chef des escadrilles de chasse du Galactica. Finalement, il se vera contraint lui aussi de choisir son camps, et de choisir de rester avec Roslin, c'est-à-dire contre son propre père.